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Entre Marabours et Politichiens

« Les institutions essaieront toujours de préserver le problème pour lequel elles sont censées être la solution. »

Moussa Sène Absa disait récemment, en d’autres termes, que les politiciens et les marabouts ont pris le pays en otage. En effet, ils ont enfermé la population dans un paradigme binaire où la majeure partie d’entre elle se voit tenailler entre une dévotion aveugle et très certainement avilissante envers une autre personne, et d’autres personnes pour qui elles tiennent garant de leur bonheur matériel et pécuniaire dans ce bas monde qu’est la Dunya.

Mais quelle tristesse ! A qui la faute ? Y’a t-il vraiment un fautif ? Est-il vraiment nécessaire de désigner un coupable ?

Les Politiciens

Commençons par la relation qui lie politichiens, oups, politiciens véreux et population mal avisée, mal informée, mal formée tout simplement à la… politique. Les premiers, et depuis que le Sénégal se dit « libre », ont toujours su appliquer une politique « alimentaire » qui consiste toujours, je répète, toujours, à sillonner le pays, lorsque des élections approchent, pour distribuer à tout-va des billets de banque, des denrées alimentaires, du matériel périssable, afin de tout simplement acheter la conscience des gens. Ils ont hérité cette attitude du colonialiste. Nous savons pourquoi les sénégalais raffolent d’élections, locales ou nationales. Ils ont faim et cette période fait partie de celles qui leur fournissent le plus à manger, physiologiquement et psychologiquement.

Ici, le mécanisme de manipulation est sournois. La personne politisée, souhaitant occuper un certain poste ou contribuer à l’accession au pouvoir de son parti politique, fait miroiter à la population une certaine opulence, une certaine aisance, la fin de la misère, de la faim, le renouveau, la paix, l’alternance (nous y voilà). Ils leur vendent du rêve comme dirait l’autre. Cette population est, la plupart du temps, analphabète (elle ne lira sûrement pas ces lignes. Vous, lecteurs, avaient le devoir de leur en parler tout comme je le fait aussi) et totalement ignorante de la géopolitique et de la géostratégie inhérentes à un choix d’homme ou de décision. Dans « Incorruptible », nous y trouvons un témoignage tellement symbolique de la mentalité d’une grande partie de notre peuple, qui, pourtant, est animée d’une foi et d’une intention qui nous semblent sincères. En effet, le monsieur, lorsqu’on lui demande pourquoi est-ce qu’il a voté pour Macky Sall, déclare : « On est venu me trouver. On m’a dit que c’était un frère parce qu’on porte le même nom et pour cela, je dois voter pour lui… Il nous sortira de la pauvreté… ». Les hommes politiques nous mentent, vous mentent. Pour arriver à leur fin, ils joueront sur tous les leviers qui sont à leur disposition : la pauvreté, le tribalisme, le sectarisme, le régionalisme, ou tout autre « isme » qui peut servir leur dessein. Ils savent que la population a faim, ils savent que leurs prédécesseurs ont fait de ces gens des sans voix, des personnes qui ne se sentent pas capables d’avoir leur destin entre leurs mains, des personnes qui votent pour des partis et les supportent comme s’il s’agissait d’équipes de football. Les femmes et hommes du Sénégal, pour la plupart, viennent de la campagne. La majorité de l’autre partie ne vient et vit à Dakar que pour survivre, gagner un peu d’argent, en tout cas plus que s’ils étaient restés en province, pensent-ils. Ils n’ont jamais su déceler le potentiel énorme dont regorgent les terres fertiles de l’intérieur du pays, ou encore les animaux d’élevage dont ils disposent. Ils se questionnent. Tous les gens qui viennent de Dakar ont des habits propres, un « beau » teint, des voitures luxuriantes, ils ont de l’argent, ils ont le pouvoir. Quelle tristesse de voir que ces gens qui viennent leur rendre visite, le plus souvent des politiciens ou hommes d’affaires, leur font miroiter des choses qui n’existent pas, qu’ils sont si « pauvres » et malheureux qu’ils en sont à exploiter impunément et indignement l’ignorance de leurs semblables. La population a du mal à se rendre compte de la mascarade du fait des images de propagande qu’elle voit et entend partout : dans la vraie vie, au journal télévisé, à la radio, dans les lignes de nos quotidiens nationaux, dans nos séries télévisées, dans les talk-shows, dans les émissions à succès, partout je vous dis. La majeure partie de la population ne sait pas lire (taux d’alphabétisation autour de 57% en 2015), ne sait pas lire entre les lignes de la mondialisation, mais ses yeux lui racontent une toute autre histoire. Ce sont les mêmes gens qu’elle voit partout, monopolisant la parole et l’attention publiques, s’accaparant de tous les espaces d’expression de ce pays. Y’a t-il une série où on ne présente pas le stéréotype du politicien riche et généreux ? Combien de combats de lutte ou tout autre événement sportif n’a-t-on pas vu être parrainé par un politicien ? Combien de fois ne les a-t-on pas vu se fêter eux même ? Qui ne connait pas l’histoire d’un politicien dépensier et outrancier autour de soi ? Qui n’a jamais entendu parler d’un scandale foncier ou financier touchant un politicien ou son entourage ?

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En un mot, un esprit épris de réussite, de pouvoir et de célébrité, pourrait très vite faire un calcul somme toute simple qui est que, pour réussir, il y’a 3 moyens : soit je deviens politicien, soit je suis (suivre) le politicien, soit je lui donne les rennes de ma nation. Dans les 3 cas, cet esprit pense que la finalité est unique : la réussite, sans aucun doute, quoiqu’il advienne. Le 1er profitera d’un poste quelconque pour se remplir les poches par le biais de commissions douteuses et de marchés de gré à gré. Le second aussi vivra de chants et de discours destinés à son « maître » pour attirer son attention et se faire attribuer un poste ou un marché « lucratifs », ou tout simplement des chèques de banque « gratuits », pour lui aussi remplir son compte en banque (Cas de Modou Macky). Le 3e vivra, quant à lui, d’espoir de voir son cheptel grandir, de voir sa production doublée, de voir sa marchandise rentable, d’avoir un meilleur travail, un meilleur salaire. S’ils savaient que le politicien n’a aucun scrupule à venir piocher dans la poche du peuple jusqu’à ce qu’il ne lui reste plus rien. Il ira ensuite emprunter de l’argent en son nom, sur des dizaines et des dizaines d’années. Non content de le dépouiller, ils vendent leur propre population à l’étranger.

Les politiciens, comprenant que leur image est, aujourd’hui, principalement associée au pouvoir et à l’argent, en profitent pour allonger la durée de leurs mandats encore et toujours. Ils ont en face d’eux des hommes et femmes manipulés, on peut le dire, car n’ayant aucune idée, la plus brève qu’elle soit, du véritable visage de ces gens, de leur vraie ambition, de leurs réelles motivations. Ils ont vraiment, au sens propre du terme, acheter la conscience de ces gens.


Les Marabouts

Cette même conscience est aussi tourmentée par un autre acteur : le marabour, oups, décidément, le faux marabout. Nous, sénégalais, sommes des fanatiques, des « aveugles », des hypersensibles, quand il s’agit de parler des marabouts. Ici, il s’agit de ces chefs ou personnes influentes des différentes maisons religieuses, tarikhas, qui existent dans le pays, mais aussi de ces féticheurs, disciples de satan.

Ces derniers, les féticheurs donc, sont des diseurs de bonne aventure, les réceptacles des souffrances des gens, les accompagnateurs de la perte de l’âme. Ils sont culturellement présents depuis des lustres, bien avant la pénétration des différentes religions monothéistes dans le pays et ont su jouer sur certaines des faiblesses des humains pour se faire une place dans notre société : peur, cupidité, jalousie, ambition, méchanceté. La rhétorique de ces gens est assez simple : vous êtes malades ? vous avez été maraboutés. Vous n’arrivez pas à avancer dans la vie ? vous avez été maraboutés. Vous voulez avoir tel ou tel poste ? Il vous conseillera de faire des sacrifices ou de… marabouter quelqu’un. Dans tous les cas, la « consultation » et les « sacrifices » ne sont pas gratuites. Il semblerait que certaines personnes dépensent plus de la moitié de leurs revenus dans ces histoires. Du coup, les gens sont-ils vraiment piégés ? Ne pratiquent-ils pas cela de leur propre gré ? Me demanderiez-vous. Je vous répondrais ce que je pense, au fond de moi, l’ayant vu et vécu autour de moi. La majeure partie des sénégalais est manipulé par ces charlatans qui sont devenus, à force de voir et d’écouter du monde, des spécialistes de la psychologie humaine. Ils leur font des promesses hallucinantes ou des « révélations » fracassantes sur leur avenir, ne leur disant que ce qu’ils veulent entendre. Et si cela ne marchait pas ou s’avérait faux, ça serait de la faute de la personne, qui n’aurait pas suivi les instructions ou qui aurait fâché tel ou tel esprit. Ils leur font peur avec des menaces au cas où les gens souhaiteraient sortir de cette spirale. Quel malheur, surtout pour la personne qui ne croit en rien d’autre qu’à ces pratiques douteuses !

Les premiers nommés, c’est-à-dire, ces « fils de… » qui profitent de leur nom de famille et de la population pour se garantir un certain niveau de vie ou un certain pouvoir, ne sont pas en reste. Ici encore, nous faisons la distinction entre ces personnes humbles et dévouées à leur tâche de serviteur de Dieu et enseignant hors pair de la religion et de ses nuances, et, ces gens qui passent leur journée à encaisser des « adiyas (1) » et à festoyer. Ils vivent dans des maisons luxueuses et climatisées, conduisent des voitures hors de prix, s’habillent avec le meilleur coton, à leurs poignets des montres de luxe, sur leur nez une paire de lunettes de marque, bref ils vivent mieux que 99% de la population, au moins sur le plan matériel. Que font-ils en contrepartie ? Du statut quo. Jamais on ne les entend dénoncer publiquement les actes de meurtres et viols, tous ces délits de vol ou mensonge d’Etat réalisés çà et là, depuis des années, dans le pays. Ils ne s’insurgent jamais lorsque nous assistons à des « attaques » de nos mœurs, la plupart du temps, à travers les médias. A-t-on vu les musulmans du Sénégal devenir de meilleures personnes, avec des valeurs qui en inspireraient plus d’un ? Ayant un rôle de leader du fait de leur place dans la société, ils ne l’assument pas. Pire, ils sont devenus des « maîtres », littéralement, s’adjugeant l’usage des « talibés » selon leurs besoins respectifs. N’a-t-on pas vu la notion de « sass (2)» ? Il est demandé au talibé, à la personne donc physique, majeure et consciente (vraiment ?) de suivre aveuglément le marabout, dans ses actes comme dans ses dires, sans avoir le droit, à aucun moment, de porter une critique constructive, de les remettre en question, de s’opposer. Le marabout est au-dessus de tout. Toutes ses paroles sont vérité. Tous ses actes sont référence. Le remettre en cause, s’opposer aux dérives dont certains s’adonnent serait s’opposer à la tarikha toute entière. La personne est totalement impuissante face à cette nébuleuse autoritariste et monarchique, où le marabout est roi, ses disciples étant ses sujets. L’effet de groupe est exacerbé. Quiconque ne donne pas est exclu. Quiconque ne suit pas le « ndigueul (3)» est excommunié. Ceci est la résultante de ce qu’on appelle communément la « Pensée de groupe » qui est définie comme « un phénomène psychosociologique de pseudo-consensus survenant parfois lorsqu’un groupe se réunit pour penser et prendre une décision ». En résumé, « le groupe se donne l’illusion de penser un problème et de parvenir à une décision bonne, alors qu’en réalité la pensée individuelle et collective est paralysée par des mécanismes nocifs de dynamique de groupe ». Nous pouvons prendre l’exemple de ces gens qui ont vu leurs maisons et possessions brûler juste parce qu’ils ont osé critiqué un de ces monarques ou que leur parole a été mal interprétée. (Cas de Moustapha Cissé LÔCas de Taïb Socé).

Et maintenant ?

Au final, nous voyons bien que les sénégalais sont tenaillés, partagés, utilisés, manipulés par les uns et par les autres. Le politicien les tient par l’espoir et les fausses promesses. Les marabouts les tiennent par… l’espoir et les fausses promesses. Le peuple, vu la situation misérable qu’il vit déjà, n’a plus que l’espoir, ancré en lui, que les choses changent d’elles-mêmes, par la volonté bienfaitrice d’une personne appartenant à l’un ou l’autre groupe. Une expression est même dédiée à cet état de fait : « dundé yakkar (4)». Mais l’erreur commise, ici, est de penser qu’une personne, autre que toi, puisse changer ton propre destin, sans que tu n’aies toi-même chercher à le contrôler d’abord. Il s’agit tout simplement de prise de conscience personnelle et collective de l’individu en société, prise de conscience de ses propres capacités, de son propre intellect, de son propre « libre arbitre ». Il faut sortir de cette dépendance émotionnelle et spirituelle qui nous caractérise tant. Il faut tout simplement croire en nous. Quant aux fausses promesses, il nous est tout fait capable d’évaluer, de façon approximative, leur faisabilité, pour ne pas nous leurrer. Nous n’aurons jamais toutes les informations à notre disposition, mais c’est le devoir de toute personne de faire ses propres recherches et de remettre en question les dires de ces bandits au col blanc ou de certains charlatans à chapelet.

Dès lors, une question me vient à l’esprit : sommes-nous floués sans qu’on ait aucune idée de ce qui se passe, ou alors, nous laissons nous « berner » par paresse, en recherchant le moyen le plus rapide de nous enrichir ou d’accéder à la gloire ? Nous ment on ou alors nous mentons nous, nous-mêmes ? Autrement dit, ne serions-nous pas aussi un peu hypocrites ?

Yeewu jotna !

  1. Somme d’argent offerte au marabout par son disciple.
  2. Part qu’il est demandé à l’individu afin de contribuer à une réalisation de groupe. Il peut s’agir d’argent, de matériel, ou de toute autre contribution.
  3. Injonction ou directive données par le marabout.
  4. Vivre d’espoir(s).

1 réponse »

  1. Bonjour Yeewu,

    Je viens de lire ton article, j’ai tellement été inspiré que j’ai produit une page recto verso plus une page de commentaires. Je ne sais pas si je vais réussir à tout caser dans ce commentaire. Néanmoins, je vais te mettre le substratum et le reste on le fera au téléphone dès que le temps se présente.

    1 – Généralités :

    J’ai aimé cet article pour 2 raisons :

    La première : La description exhaustive de l’environnement sociaux-politique du pays
    —> La précarité des villages qui constitue la majorité de la population africaine —> 70% d’elle vit dans les villages derniers statistique.
    —> L’opulence des riches (tous les privilégiés confondus (politiciens/marabout ou dépositaire des connaissances ésotérique je dirais pour ma part/Charlatans en tout genre/commerçants)
    —>Le taux d’alphabétisation de nos populations

    En conclusion je dirais que tu as dépeint une réalité que je retrouve dans tous les pays d’Afrique dans lesquels j’ai vécu. C’est une réalité. Cette similitude de ces tares dans nos sociétés marque et montre le poids de l’esclavage et la colonisation sans parler de la néocolonisation et du mondialisme qu’on subit actuellement.

    J’ai toute fois remarquer une spécificité du Sénégal en la matière. Chez vous les marabouts sont des « stars » d’une certaine manière et peuvent être connu nationalement. Ce qui n’est pas le cas dans ce que moi je connais dans les pays où j’ai vécu; où un marabout est une personne marginale dans la société la plus part du temps. Il est local et les habitants le consulte souvent en cachette d’ailleurs à cause du poids des religions Abrahamiques.

    2 – Sujets :

    – [ ] Le politicien corrompeur/la population qui subit

    Je me suis posé une question d’entré de jeu en lisant l’article.
    La corruption des populations au moment des élections en distribuant des sacs de riz ou autre pour être votés —> Un cas répandu partout en Afrique—> encore une similarité. De quand pouvons nous dater ces pratiques réellement ? Avons nous des référents historique en la matière et si oui où aller chercher ? On sait que c’est venu post avec les systèmes de gouvernance mal calqué sur les colons.

    – [ ] La notion de « rêve vendu à la population »

    Je ne suis pas d’accord la dessus car je pense que la population ne rationalise pas les promesses faites par les politiciens. Cette dernière ne vie pas cela comme un rêve que leur vend. Car une fois déçu les mêmes populations reproduisent ce schéma des années après. Pourquoi cela ? Pourquoi elle ne conceptualise pas cet acte et semble être loin de ces rêves et se contente de manger ces denrées et ne rien attendre 😕

    – Car :
    – Trop de misère pour ce poser la question
    – Trop de distance entre le village/population et la sphère politique (notion de centralisation des pouvoirs à discuté—> modèle à interroger ?)
    – Présence au sein de cette masse d’une résignation congénitale —> Cela fait prêt de 1500 ans que le système politique véritablement africain n’existe que d’une manière entre-coupé de longue période de gouvernance illégitime
    —> Référence historique à voir du coté des Cheikh ante diop/Obenga/Mbog bassong/Bwemba Bong et tous les historiens Noires sérieux).

    – [ ] L’exemple tiré de « Incorruptible » —> le récit de la personne expliquant le pourquoi du comment de son vote pour Macky SALL :

    Tu fustiges ici la mentalité. Je m’interroge quant à savoir si c’est ça le problème, la mentalité ? En effet moi ce que je vois c’est la bonne fois de la personne interrogée. Mais est ce que la bonne foie est une problème ? Je dis que non ? La bonne foie n’est-elle pas le trait caractérisée de l’homme Noire, de l’homme justement véritablement civilisé ?
    Pour moi le problème est LE SYSTME et non la mentalité de cet homme. Mais de quel système je parle exactement :

    —> Celui qui conduit à une compétition dans laquelle des H/F (qui seront demain les porteurs et garants de populations) doivent être les plus fourbes et malhonnête possible pour obtenir ce qu’ils veulent —> C’est le CAPITAL.

    – [ ] Analphabétismes

    La moitié de la population ne sait pas lire! Dans certains pays on est dans des pourcentages qui avoisinent les 70%. La question que je me pose, c’est de quel langue on parle ? A quand l’apprentissage et la refonte de l’éducation africaine qui est à cette date coloniale. A quand on pensera à former les africains dans leurs langues maternelles ? Est ce qu’on imagine l’effort que doit fournir un enfant/adolescent pour étudier les mathématiques dans une langue étrangère toute sa vie ?

    Quelle est cette école africaine dans laquelle on veut former les élites de demain pour l’Afrique ? Ils sont tous formés et cooptés à l’étranger et retourne dans leurs pays d’origine pour servir les intérêts de leurs formateurs. L’école africaine est toujours coloniale et ne produit que des suiveurs.

    – [ ] Le politique/le pauvre/le riche commerçant

    Ils deviennent des catégories dans la société. C’est le capital qui fait que le plus riche (commerçant la plus part du temps) corrompt le polticien qui à son tour vient corrompre avec son 4X4 dans le village le pauvre —> machine à produire la vrai valeur.

    – [ ] Le Marabout

    Le marabout ante-colonial et ante-esclavage était régi par une morale et une discipline irréprochable—> Pourquoi ? Car dans des sociétés pacifiées —> Voir les carnets de voyage de l’explorateur Maur Ibn Batuta du 12eme siècle si mes souvenirs sont bons.

    Le charlatanisme de ceux d’aujourd’hui, de ton article est dû essentiellement aux changements engendrés par les rapports sociaux culturelles en Afrique eux mêmes dû à la pénétration des religions abrahamiques qui continuent à ce jour de gangrener nos communautés. Mais le plus grand coupable de la dépravation de leurs moeurs et celui que je nomme l’apat du gain, ou autrement dit le capital! Dans l’afrique ancienne les Marabouts/abaganga chez nous nous ont des guérisseurs des détenteurs de savoirs ésotériques et travaillant pour le service des communautés sans attendre en retour.

    Dans cette société dont tu fais si bien la descriptions; le marabout et le politicien sont les deux faces d’une même pièce—> Chose que tu dis vers la fin de ton article.

    Cette description et toute la partie historique associée est à prendre en compte pour le politicien aussi. Le système de gouvernance ancien basé sur les systèmes de chefferies (véritable démocratie perdue—> Voir les travaux de Mbog Bassong) ne permettait pas à un individu de s’enrichir sur le dos des autres ou tout ce que tu montres dans l’article de qu’est le système de corruption des politiciens aujourd’hui.

    – [ ] Pensée de groupe

    « Pensée de groupe » ou « Dogmatisme » inspiré/inculqué par les religions dites révélés ?

    – [ ] Conclusion

    J’ai trouvé ton article très intéressant mais selon moi après la description et la dénonciation, j’attendais une partie où tu proposes des pistes de sorties du système; que tu pointes à juste titre du doigt ?
    – Quelles sont les solutions ?
    – Ne devons nous pas repenser et faire une refonte de nos systèmes ?
    – Quels sont nos référents culturelles dans lesquels puiser, pour générer des modèles qui soient compris et compréhensible par nos populations ?
    – Puisqu’il s’agit d’élections; est ce que ce système un homme une voix et compris par la population africaine qui dans sa matrice/substratum est née sous la bannière des communautés ?

    —> Ce sont là toutes les questions que pose les constations et les dénonciations que tu fais. Mais le Sénégal n’est pas seul. Toute l’Afrique est dans cet état.
    – Quelle doit être la place des religions dans nos sociétés ? Cette questions est importante!
    – Qu’en est-il de l’école africaine ?

    RUKARA

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